Vivre avec la peur du regard des autres... Toujours.
Il y a différents types de phobie... l'anxiété sociale est un trouble du comportement qui passe parfois inaperçu aux yeux de l'entourage. Certains vivent avec sans savoir qu'ils en souffrent, d'autres finissent par ne plus sortir de chez eux...ou par avoir des attaques de panique. La peur des autres est générée par des cognitions, des pensées qui empêchent de se comporter de manière sereine lors de certaines situations sociales. Ce n'est pas incurable... Pour en savoir plus, consultez le site www.phobiesociale.org ...

lundi 2 janvier 2012

Mare Nostrum

il faut que je rouvre ce blog en suspens.
Suspense...

ce n'était qu'un intermède et je le savais en toute conscience.
Sereine, alors.



j'ai entrepris depuis quelques semaines un nouveau travail sur moi, complémentaire. Et devant l'ampleur de la tâche, deux professionnels ne seront pas de trop pour m'aider dans l'affaire !!


je travaille avec un thérapeute TCC sur le perfectionnisme, mes cognitions, la culpabilisation... et avec un autre, j'ai commencé un travail sur l'affirmation de soi en vue d'intégrer un groupe.

C'est dur.
Dur de brasser les émotions, les vieux souvenirs... et remettre en marche la machine à changer les pensées ! Elle a besoin d'huile !... Huile de coude, de cervelle et de beaucoup d'indulgence envers moi-même.
J'ai pris une grande claque en me rendant compte que mon tyran domestique personnel s'est insidieusement réinstallé, inconfortablement pour moi.
Il faut que je fasse l'effort de prendre du recul sur moi, écouter mon "dictateur" me dicter ma conduite, la critiquer, être impitoyable avec mes actions, jamais bien, jamais assez, toujours plus et jamais satisfait...

Simplement, il faut que je fasse attention à moi : j'ai droit à l'erreur, droit au respect, dire mes droits et ne pas me sentir coupable de ne pas réussir, de subir... d'être qui je suis.
Je fais ce qu'il faut pour moi : je me prends en charge, je me fais aider pour aller mieux, y arriver mieux avec cette existence...

Je ne peux pas donner de la lumière si je vis dans la nuit de la peur.

Bientôt, le jour...


samedi 30 janvier 2010

Je pensais que c'était fini

fini le magma des pensées informes qui véhiculent les angoisses.

Elles sont comme un brouhaha assourdissant qu’on entend plus à force d’être dedans.

Je me suis aperçue que je fuis de nouveau les croisements de regard.

Moi je regarde, j’épie et j’évite de croiser les regards des autres.

Qu’est-ce que je fuis ?


Aujourd’hui, je me suis réjouie de la rencontre PS initiée par Claire.
J’y suis allée avec la peur au ventre : peur de dire quelque chose d’incongru, peur de prendre trop de place, peur de ne pas être à ma place, décalée du haut de mes 36 ans au milieu de ces jeunes ‘vingtenaires’. Peur de n’avoir rien à dire ou de trop parler. De parler pour les autres.
J’avais envie de prendre des nouvelles des ‘habitués’ des rencontres, savoir ce qu’ils deviennent, me réjouir des progrès des uns et des autres.
Le bar était bien, les participants à la rencontre sympas comme d’habitude ! Je suis contente parce que j’ai passé un bon moment et je pense que c’était partagé…


Mais je suis envahie de pensées post-rencontres : j’ai dit tel truc qu’il ne fallait pas dire, j’aurais du dire ou faire ou proposer ça…et je n'arrive pas à lutter, ce soir. Ça tourne en boucle et je ne vois pas d'échappatoire.


Je me souviens de cette période pas si lointaine où je n’étais pas envahie, où la vie semblait plus légère. Je savais alors qu’il faudrait se battre tout le temps mais j’y allais la fleur au fusil en oubliant que le travail sur soi, c’est tous les jours qu’il faut le faire pour pouvoir se débarrasser définitivement de cette foutue maladie. Je remettais à demain…


Je viens de regarder un DVD sur une TCC pour des personnes atteintes de TOC et la psy a une choses qui m’a touchée :

Certains ont du mal à atteindre le bout de la thérapie (se débarrasser totalement des TOC) parce qu’ils se sont construits avec la maladie et ils imaginent qu’ils y ont mis des valeurs ou que c’est leur personnalité. Aller au bout, ça signifie pour eux 'perdre soi', alors même que c’est la maladie qui leur fait perdre ce qu’ils sont…


C’est pareil pour la phobie sociale.




mercredi 17 décembre 2008

Jour de liberté suite

Exister sans la peur collée aux basques.
Hier c’était là.
Aujourd’hui c’est arrivé.

Je ne sais pas comment décrire ce sentiment profond d’être un moi libre.
Agir sans se poser d’improbables questions semble tellement évident à tout un chacun qu’il faut sans doute avoir vécu la contention perpétuelle pour se rendre compte du prix de la liberté gagnée…

C’est de toute façon rétrospectivement, juste cet instant d’après, qui me fait saisir ce que j’ai gagné, pleinement.
Oui, gagné, le mot n’est pas trop fort.
J’ai gagné la liberté : ce n’est pas une simple évasion de la prison qu’est la peur du regard des autres. Ces murs invisibles que j’avais dressés mentalement, ces murs fait de pensées tellement sûres d’elles-mêmes qu’elles en étaient sans contrôle, m’enrôlant dans un tourbillon de règles et d’interdits sans noms.
Je n’ai pas fait le mur, non…je l’ai déconstruit.
Et je savoure aujourd’hui le fait de rentrer dans un bar en plein milieu d’après-midi pour boire un verre en attendant un entretien, simplement parce que j’en ai envie. Et je me régale à ces entretiens de recrutement où je dois parler de moi, de mon parcours, de ce que je veux.
Je n’ai pas peur de ces personnes inconnues : je suis moi pleinement et si ça leur convient, tant mieux.
Est-il besoin de préciser qu’il n’y a pas d’arrogance, pas de prétention, dans mon attitude ?
Etre moi me semblait tellement incongru.
Maintenant je sais que je ne suis pas ordinaire et ça me plait infiniment.

Je trouve l’humain tellement intéressant… c’est tellement enrichissant de découvrir ces autres personnalités… et de pouvoir à mon tour apporter quelque chose à ce monde…

Alors oui, bon, le perfectionnisme n’est jamais loin qui m’empêchera de profiter pleinement de cette victoire ! Perpétuelle insatisfaction…
« Oui, mais… »
Ce combat-là est pour demain…


....

mardi 11 novembre 2008

Dans un bocal

Insaisissable, insatiable moi jamais satisfait.
Ça tempête et ça s'agite, ça brasse le vent
d'un impossible et improbable changement...
Je te hais.

Squatteur impénitent qui me traque
dans mes moindres recoins.
Que sauvez que tu ne détraques ?!!
Il faut, tu n'as pas, encore ?!!
Mais tu... ça n'arrive qu'à
toi. Moi
j'en ai marre de t'apprivoiser...
c'est moi le prisonnier !!!
Sombre poison de mes pensées,
T'hais toi !


...

lundi 6 octobre 2008

Entre ici et là-bas

Je me sens oppressée.
J’ai donné un terme à cette vie et tous ces instants sont les derniers.
Je ne me sens déjà plus à ma place et vers un ailleurs qui n’existe que dans ma tête.
Je ne suis plus d’ici et ceux qui savent se préparent à ne plus me voir...
Comme c’est douloureux de ne vivre qu’à moitié, de se détacher de ceux qui m’aime !…
Et même de ceux que je n’apprécie pas… parce qu’ils me donnent quand même le sentiment d’exister.
Et ils se détachent aussi.

Avoir choisi de partir, de construire ailleurs… je pensais que ce serait tellement simple ! je pensais que ce serait plus facile que de subir le choix d’autrui. Et bien non.
Ça me remet face à ces autres « douleur du partir » comme disait Jean Ferrat… tous ces autres moments de ma vie, toutes ses ruptures, tous ces au revoir que je n’ai pas pu dire, tous ces endroits que j’ai quittés où j’aurais tant voulu continuer d’être.


La rupture, la fin d’une forme de soi, de perception…

Qu’est-ce qui est à dépasser dans tout cela ?
Pourquoi toujours chercher l’ailleurs ???

A chaque fois, ça a été une nouvelle mue.

A chaque fois, j’ai laissé une vie derrière moi.

A chaque fois, j’ai reconstruis et toujours sur ma peine…

Et cela sera encore, tant j’ai envie de vivre, de donner et d’échanger.


Mais Dieu que ça fait mal !!!!!!!!

D’être entre ici et là-bas.

...

mardi 23 septembre 2008

"Faire quelque chose de sa blessure…"



Hier Boris Cyrulnik sur France Info.
Il parlait de son livre "Autobiographie d’un épouvantail"...
Cet homme de paroles a fait résonner les mots en moi.
Son écriture est dense et pas toujours limpide mais ses dires sont accessibles.
(Ecoutez-le expliquer les neurotransmetteurs de sérotonine et vous aurez l’impression d’assister en direct à une opération à cerveau ouvert !!!)

Ma blessure, c’est le manque de paroles et l’infinie solitude de l’être.
Il m’est intolérable que d’autres vivent la souffrance que j’ai vécue.
Je refuse d’être condamnée à l’enfermement par mes peurs et mes expériences "malheureuses"… et je refuse avec autant de force que les autres n’aient pas accès à ma solution.
Parce que je n’existe pas sans les autres et eux sans moi : échange, échange, et encore échange.
Je ne suis pas dépositaire d’un savoir, je suis juste passeur…

J’ai découvert que les autres m’écoutent quand je parle.
J’ai découvert que les autres recherchent ma parole.
J’ai découvert que je suis riche et que je sais partager.
J’ai découvert qu’être seul ne signifie pas "loin des autres".
J’ai arrêté de prendre la vie au sérieux : elle n’est qu’un jeu et il n’y a pas de cartes éliminatoires…


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Merci à Scott Marlin pour son aimable autorisation : www.scottmarlin.fr

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samedi 23 août 2008

Je me sens double.

Ce soir je renoue avec cette impression propre à la phobie sociale, d’être décalée.

Je sais que ce n’est pas la réalité, mais simplement des sensations, des a priori que j’ai intégrés comme vrais…

Compliqué à comprendre ?

Je suis allée voir des amis de retour de vacances, pas vu depuis un mois : j’étais heureuse de les revoir et en même temps… habitée par les pensées "habituelles" :

  • la peur de n’avoir rien à raconter, comme si il ne s’était rien passé d’intéressant dans ma vie en un mois et que forcément, eux, ils ont vécu tellement plus que moi. Eux savent vivre, pas moi.
  • la peur de déranger : est-ce le bon moment ?
  • un sentiment de vanité : à quoi bon être là ? ça sert à quoi ?

J’arrive à relativiser, à me dire que si ce n’était pas le bon moment, ils me l’auraient dit, que j’ai des choses à raconter aussi, et qu’elles sont aussi importantes. Et effectivement, j’ai parlé de ce que j’ai vécu pendant ce mois. Et sans me dévaloriser.

Mais quand même, je me retrouve avec ce regard extérieur sur moi, en vivant cette situation sociale comme si… j’avais ma peau de phobique, ce soir.
Je me suis vue comme ça et je me demandais ce que je faisais là. Spectatrice de la vie.
Je ne pense pas que ça se soit vu parce que je n’étais pas "mal", dans mes ruminations ou coincée par mes pensées. J’ai réussi en à déjouer les pièges.
Et je n’ai pas de pensées à posteriori.

Je me sens double, c’est tout.



jeudi 8 mai 2008

Ma réalité me rattrape.

Je sors de huit jours de vacances. Hors contexte.

Le paradoxe, c’est que ma réalité, c’était ces jours loin de chez moi, pas le quotidien bien rodé. Ma phobie sociale gérée, digérée dans mon environnement… elle n’ "existe" plus.
Ces situations nouvelles m’ont confrontée de nouveau à qui je suis.

Là, hors les murs, j’ai retrouvé ces sentiments qui m’habitent : ne pas être à ma place, l’illégitimité… peur de déranger, de ne pas être "adéquate" à la situation. De commettre quelque chose d’irréparable. Peur de dire blesser, de dire non, peur de dire ce que j’ai envie…

La surprise d’éprouver à nouveau ces choses-là au premier abord. L’effort à faire pour démonter ces pensées inadaptées.
Je me surprends à vivre de nouveau l’évitement.
Je me sens déstabilisée, sur le qui-vive.
L’impression de ne pas avoir fait ce qu’il faut pour m’éviter d’éprouver ça, de nouveau.

Mais non, en fait, c’est normal qu’une situation nouvelle fasse revenir du déjà vu… la différence, c’est que je décrypte tout de suite ce qui se passe.
Ce que je n’arrive pas à faire encore, c’est faire preuve d’indulgence et regarder cela avec un œil positif.
Ce n’est simple pour personne de quitter son cocon : un déménagement, c’est physique et mental. Il va falloir aussi que je déménage dans ma tête.

Changer de travail, changer de maison, changer d’environnement, changer d’habitude et changer mes contacts aux gens…
Je peux choisir.




dimanche 2 mars 2008

Elle est revenue :

m’a-t-elle quittée ?

Sans doute que non… j’aurais aimé. Mais non.

Alors cette fois, elle m’engourdit l’esprit, me laisse presque sans volonté, anesthésiée.

Je sais bien qu’elle est là et je ne sais pas par qu’elle bout la prendre tant il me semble qu’elle est partout.
Toutes mes pensées sont engluées de peur, d’anxiété, comme si mon esprit empêchait quelqu’une de s’échapper, de risquer la catastrophe.

Mais oui, voyons !... n’ayons pas peur des mots… c’est tout ce qui me reste !!

Les « j’aurais du dire, faire », les « pourquoi j’ai dit, fait… », la chape qui me voile le regard vers le dehors, tout tourné vers l’intérieur… vers ce moi si peu adulte, si peu capable de se débrouiller tout seul, qui n’en a pas fini de décoder le monde, avec son alphabet bien à lui… celui livré en bonus avec la phobie sociale !!
Alors, quoi ???

Ce qui me reste, c’est la connaissance de ce qui m’arrive, la certitude que j’ai la solution et j’ai décidé. Décidé de l’affronter, cette part de moi qui comprend tout de travers. J’attends qu’elle baisse les armes.
Oui, je le connais son manège, ce petit jeu où elle m’entraîne… je les connais toutes ces peurs qu’elle fait revenir là, en vrac, comme si tout allait revenir comme avant. La peur de décevoir, celle de déranger, d’être incongrue, inintéressante, insignifiante, celle de me leurrer, et de leurrer les autres – l’imposture –, celle de ne pas être à la hauteur, de disparaître si « on » ne m’aime pas – à supposer qu’on puisse ne plus m’aimer si je fais un pas de travers. La peur d’échouer, de ne pas pouvoir me relever si je me trompe, le manque de confiance en moi.

L’anxiété fait revenir tout en vrac, alors évidemment, c’est trop gros pour être vrai. J’ai gardé la lucidité ou la vigilance face à ça.
Tant qu’elle n’a pas tout sorti, je n’arrive pas à contrer. Comme si chaque impression, chaque raisonnement erroné lancé, il n’y a pas d’autres solutions qu’aller au bout.

Mais au bout, c’est moi qui reprends la main !

Peur après peur, pas une n’en réchappe.
Calmement, fermement, s’appuyer sur ce que je sais, le répéter, l’ argumenter. Me calmer, m’amener à me prendre en charge, ne pas me laisser tomber. Je ne suis pas seule. Me faire confiance. Me parler, parler aux autres de mes peurs. Elles sont sans fondement, elles ne s’appuient que sur un lit d’impressions, de raisonnements hâtifs… je ne peux pas les laisser s’installer chez moi ! j’ai une autre vie à vivre qu’alimenter mes peurs !!

Et alors ?
J’ai passé une journée sous le signe de l’angoisse.

En quelques minutes ce soir, j’ai réussi à me faire basculer du bon côté, celui de la sérénité.
Parce que j’ai trouvé les mots qu’il me faut, ceux que j’ai appris grâce à la TCC, pour contrer chacune de mes peurs.
Demain peut-être, encore une bataille… mais pas contre moi : contre la phobie sociale.

vendredi 1 février 2008

J'habite avec mon ombre...

Je marchais vers le soleil et bien sûr, je n’avais pas vu qu’elle me suivait…

Je crois que j’étais ivre du soleil, avide de sa lumière, de sa chaleur : je voulais le laisser rayonner à travers moi, me nourrir de ses rayons, me remplir de quiétude.
Je suis Hélie.

L’ombre ne m’a pas quitté ; elle habite ce corps-là, aussi.

La lumière n’existe pas plus sans elle, que l’ombre sans l’autre.

Alors maintenant que je sais où regarder… je n’ai plus qu’à me tourner vers l’autre moi-même que m’a fait découvrir la lumière… mon ombre.
J’ai peur de mon ombre.

Pourquoi avoir peur de regarder ? Qu’est-ce qui me fait si peur en moi ?

J’ai peur de ne pas être à la hauteur, d’avoir ces milliers de petits défauts mesquins, d’avoir une âme petite à trimballer… et ne pas même arriver à ça. Tous ces petits arrangements avec moi-même, les compromis, qui sont autant de lâchetés.

Et pourquoi pas ??? J’existe !

Je suis dure à moi-même quand je suis si indulgente à autrui.
Je crois qu’il me faut arrêter de maltraiter mon ombre, à lui marcher dessus, à l’ignorer, à lui masquer le soleil, quand je devrais jouer de la lumière…
Et puis pourquoi lui faire tout porter toute seule, quand c’est si facile à deux ?!!
Est-ce la fin de la solitude ?... elle et moi réconciliée !

Dès que la lumière est là, tout est possible.




lundi 24 décembre 2007

Je me sens nue

Je me sens nue. Fragile.


Mes nouveaux comportements ne sont pas suffisamment ancrés et tout semble revenu :

l’hyper vigilance au regard d’autrui, l’auto surveillance constante de moi-même, la peur de décevoir, la peur d’être critiquée, jugée, de ne pas être à la hauteur, l’angoisse – l’épée de Damoclès : tout doit être parfait, sinon… Si « non » ?

Je m’en veux terriblement.

D’avoir délaissé les exercices, de m’être laissée emportée par le bien-être…

justement !

J’ai manqué d’affirmation de moi… je n’ai pas voulu que mon mieux-allant fasse de l’ombre aux autres… et je suis retombée dans ce cercle de l’autocontrôle…

Facile à dire : « soyez vous-même… »… spontanéité… être indulgente avec soi-même… lutter contre la performance… rationaliser, objectiver, ne pas croire ce dont je n’ai pas de preuve… et par-dessus tout, guetter la pensée automatique, celle qui plombe…et fait plonger.


Mais elles sont toutes là !!!
Revenues, telles qu’elles.

Je me sens triste et terne. Avec toutes ces pensées, les miennes, celles d’avant que je fasse quelque chose.
Je rumine. Toutes tournent en boucle, à l’intérieur. Plus de sourire, plus de rire. Juste la peur que tout s’effondre encore un peu plus, un peu plus loin, un peu plus bas… J'attends l'inéluctable...
Tous mes efforts pour… rien ?


Où se cachaient-elles donc, ces affreuses ? Au détour de quel bois ?


Je sais qu’il peut en être autrement.
Je l’ai fait, je l’ai vécu pendant presque un an.

Où les renvoyer ?? Qu’enfin elles disparaissent…


Je suis fatiguée. Fatiguée de lutter.
Et elles sont revenues.

vendredi 26 octobre 2007

L'évolution de mon comportement


Après le 20 mai, j’ai continué à noter les évolutions de ma perception de mon corps.

Après le regard, les premières étapes pour sortir de soi, il y a eu…

l’apprentissage de la parole.


Etape 6
: écouter l’autre parler de lui, parler de soi. L’écho…

Etape 7 : s’exprimer dans différentes situations.

Etape 8 : dire « JE »

Etape 9 : conscience de mon corps. Se percevoir de l’extérieur…en pleine possession de mon intérieur !!

J’en suis là…



Chaque phase est plus ou moins longue, elle permet d’accéder à la suivante mais en s’y ajoutant. C’est à chaque fois une nouvelle composante, un complément.

Je réapprends tout.

Ça signifie réaliser des « exercices » pour asseoir chaque nouvelle phase sur de nouveaux comportements. Les installer, les faire durer et progresser dans la confiance en soi.
Rien n’est acquis, la vigilance est de mise, mais toujours avec beaucoup de compréhension et d’indulgence envers ce que je suis.


- - - - - - - - -
J’ai de la chance : j’ai la conscience d’avoir une deuxième chance dans ma vie, comme après un accident de voiture où on s’en sort indemne…

J’ai les capacités pour faire changer ma vie, et c’est mon action sur le monde. Ce que je change dans ma vie, je peux en faire profiter les autres.

J’arrive enfin à faire ce que je veux… je n’ai pas dit que c’est simple… simplement, je sais que je peux… et ça fait toute la différence.

dimanche 16 septembre 2007

Parallèles

Ça commence avec la vague impression qu’il y a quelque chose.

Comme quelque chose que j’aurais oublié. Où, quoi, comment ?
Un vague sentiment diffus.
« Tiens, mais qu’ai-je donc oublié ? »

Alors je remonte le fil du temps en cherchant le moment où c’est arrivé.
« mais qu’est-ce qui est arrivé ? »
Tout allait bien jusque là… jusqu’à maintenant, jusqu’à hier ? Qu’est qui est arrivé qui m’a fait me réveiller PS ce matin ?


Ça faisait longtemps…le ronronnement des pensées implacables, comme un vieux mécanisme un peu enroué… il ne manque qu’un peu d’huile mais tout est en état de marche – des années d’entretien sans faille, je suis un pro du ménage.
D’ailleurs, ça y est, ça fonctionne de nouveau.
Je suis mal. Prise dans l’engrenage. Si bien que je n’arrive pas à m’extraire, à avoir ce recul, cet œil sur moi, bienveillant, pour m’aider à saisir le monde sans crainte, ce matin.

« Mais qu’est-ce qui ne va pas ? » Je m’énerve, je peste, je me débats. Mon impuissance à comprendre mon mal être m’exaspère : plus je cherche, plus je m’enfonce, moins j’ai de clefs. Parce que je suis prise dans des faisceaux de perceptions et questionnements qui se basent… des hypothèses. Le prisme de la phobie sociale.

Et je tempête ! « NON ! Je ne veux plus être comme ça ! » j’ai peur de la catastrophe imminente qui m’attend au détour de cette journée…

Aujourd’hui est une journée où je ne peux faire face. Seule.
Dire…
Hier, c’est la conséquence d’une journée où je n’ai pas dit non.
Hier, c’est la conséquence d’une journée où je n’ai pas su me faire respecter, faire respecter mon point de vue, où l’on m’a déni[e/ε].

Aujourd’hui est une journée où je m’en veux. Je m’en veux de ne pas être capable de me faire respecter avec toutes les conséquences qui vont avec. Pour moi, pour les autres.


Mais aujourd’hui n’est pas hier. Je n’ai plus 12 ans.
J’appelle.



lundi 2 juillet 2007

Elle est là.

Elle est là. C’est un brouillard paralysant qui rend les mouvements si lents que je n’ai pas l’impression d’avancer, il n’y a pas d’écho. Aveugle.
C’est une bulle transparente aux parois qui s’éloignent quand je m’approche, j’y tourne en rond, je sais que j’en suis prisonnière.
Sortir. J’essaie quand même et ça m’épuise. Chaque pas coûte plus que le précédent, l’attraction de la peur… qui peut la mesurer ?
Je plie sous le poids. La peur m’habite, elle trouble mon jugement, tout est faussé. Distordu.
J’ai juste envie de disparaître, m’enfouir, me terrer au plus profond de moi, ne plus penser.

J’entends les voisins, j’ai peur qu’on vienne frapper à ma porte. Il faudra que j’ouvre. Répondre, sourire, sortir de moi, avec la peur épidermique.
Je vais au marché, je marche les yeux baissés, le pas pressé. Je m’arrête au premier étal et j’achète ce dont j’ai besoin en un minimum de mots, un minimum de temps. Un maximum de stress. Je rentre me calfeutrer chez moi : j’ai peur que le téléphone ne sonne. Je devrai répondre.
J’ai peur de descendre au jardin. Peur qu’on m’interpelle. Peur qu’on me demande…
Quoi ?
Je ne peux pas appeler à l’aide, téléphoner. Les mots vont débouler, en vrac. Ma peur va déborder, me submerger. Je ne suis que peur, je vais faire peur.

Aujourd’hui, je suis envahie par les pensées automatiques, elles tournent à toute allure, je n’ai pas le temps de les arrêter. Une fantastique tornade qui dévaste mon intérieur qui commençait à prendre forme. Je me sens démunie : comment faire pour l’arrêter ? comment faire pour ne plus me sentir agressée par l’extérieur ? Je sais bien qu’elles sont sans fondement, qu’aujourd’hui, elles m’habitent mais que demain elles seront parties. J’espère. Je sais. Courber l’échine, attendre que ça passe.

Après ? je me sentirai vidée…et révoltée d’avoir manqué de vigilance, de m’être laissée prendre au piège de ces griffes. Amère, dégoûtée, déçue de n’avoir pas eu le courage, la volonté, les capacités de mettre en place ce que j’ai appris, lutter pied à pied avec chaque pensée erronée, s’appuyer sur les faits, déjouer l’emprise, me faire confiance, me tourner vers l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur car la peur est là, tapie tout au fond de moi, hôte indésirable que j’héberge depuis toujours.
Demain ?

vendredi 15 juin 2007

"Parlez-moi de vous"

Il s’approche… : « parlez-moi de vous », trop près du gouffre.
Je me tiens devant les autres, face à eux, dos au précipice dont je dois les protéger.
« parlez-moi de vous » : le sésame redouté – pas de pirouette possible – qui me fait me retourner, regarder au fond… voir qu’il est encore là, ce néant qui m’aspire. Vertigineux.
La peur tapie au fond, s’approche, me prend. Elle m’envahit, fait remonter les larmes accumulées tout au fond de l’abîme.
« parlez-moi de vous » résonne, déformé, écho monstrueux. Pourquoi cachez le fond des choses ? parce que j’ai passé ma vie à faire comme si. Comme si je n’étais pas phobique. Le fond des choses, cette peur intense qui m’habite et ça, personne ne doit le savoir. Personne. Sous peine pour moi de subir le courroux, la peine des autres, proches ou non. Si ils apprennent que je leur ai caché ma peur toute ma vie, je vais être immanquablement rejetée. Ils se sentiront blessés d’avoir été trompés, parce que j’ai caché l’essentiel de moi-même : j’ai peur de ne pas être quelqu’un de suffisamment bien pour avoir le droit de les côtoyer, j’ai peur d’être incompétente, peur de faire du mal autour de moi par ma seule façon d’être, peur de ne pas avoir le droit d’exister, simplement… La liste est encore longue.
Mais les larmes ont débordé et il faut expliquer pour que l’autre ne se sente pas mal face à mon visage ravagé, paniqué. Essayer en tout cas l’impossible description d’un serpent de mer que nul n’a jamais vu en entier, pas même moi.
Je subis encore la phobie sociale, toutes ses pensées dysfonctionnelles qui entraînent une vision déformée de la réalité.
« parlez-moi de vous », c’est cet intérêt d’autrui dont je ne me sens pas digne.
L’autre veut me connaître, qu’ai-je à offrir ?

dimanche 20 mai 2007

Le regard de l’autre me pétrifie…

Les étapes de la libération !

1 - EMPRISE Peur du regard des autres
Peur du jugement
Peur d'être abordée, peur de l'agressivité supposée des autres
2 - LIBERATION => Desinhibition
3 - PHASES DE TEST DU NOUVEAU REGARD SUR LE MONDE
étape 1 regarder autour de soi, s'apercevoir qu'on passe inaperçu
étape 2 regarder les autres, chercher à rencontrer le regard des autres : sentiment d’EUPHORIE SOCIALE
étape 3 s'apercevoir qu'il n'y a pas d'agressivité, parler à autrui en le/la regardant dans les yeux sans être déstabilisé.
étape 4 apprécier d'être regardée, soutenir le regard, parler en regardant vraiment son interlocuteur.
étape 5 démystifier l'autre, le rendre accessible
J'en suis là... je prépare l'étape 6.

étape 6 ??

dimanche 13 mai 2007

La peste et autres [mo]...

Je me méfie de moi comme de la peste.
Une peste insidieuse, qui avance masquée, la peur de l’autre.
Elle n’est que le résultat d’une équation à multiples inconnues. Un mauvais calcul de ma part. J’ai toujours été nulle en maths.
Les inconnues, ce sont toutes les suppositions, forcément négatives que je formule sur le regard que les autres ont sur moi. Je suis la composante principale de l’équation : je suis censée me connaître mais là encore , je me suis trompée.
Je suis partie du principe que je vis dans un monde agressif dont je ne maîtrise pas les codes. « Les autres ne doivent à aucun prix se rendre compte de mon incompétence et mon imposture : je ne suis pas à ma place dans ce monde. »Je suis trop sensible, trop égoïste, incapable d’aller vers les autres. Malgré tous mes efforts, je ne comprends pas comment « ils » fonctionnent. « Ils » restent une énigme pour moi.
Alors comme il faut bien avancer, j’ai posé l’équation « moi contre les autres dans un monde hostile ».
Et la peur s’est installée comme corollaire, comme des parenthèses pour fermer cette infernale équation.
Ma vie entre parenthèses.
Et la peur, chaque minute. A guetter les signes extérieurs, à chercher les réponses dans les regards. Tout est sujet à interprétation !
Je tiens pour vrai toute chose que je pense : je pense être limpide, transparente. Je crois n’avoir rien d’intéressant à dire, j’imagine les autres puissants et j’en tire immédiatement les conséquences : je suis vulnérable, je suis inintéressante, je suis incapable.
Et me comporte donc comme tel.

Et si tout ça était faux ?
Merci Platon.
La clef est dans la caverne : je guette les ombres, hypnotisée, absorbée par les illusions alors que la vraie vie m’attend dehors.
Hors de la peur des autres !

Qui peut comprendre ?
J’ai tellement soif des autres ! Apprendre, comprendre, donner, recevoir. Aimer.
Je ne veux plus vivre enfermée dans une peur irrationnelle. J’ai tout à apprendre pour être à moi-même, être avec les autres. Mettre en place de nouveaux comportements adaptés pour aller vers les autres et leur permettre de m’approcher.

Je suis comme un aventurier découvrant un nouveau continent : explorer avec ce qu’on est, faire attention à soi pour aller toujours plus loin vers l’inconnu, l’étranger, l’ « alien ».
Mais la peur sert…

dimanche 6 mai 2007

Les [mo] ont un sens...

Les mots ont un sens, on l’oublie souvent, à force de les utiliser, de les user jusqu’à l’abus.
L’abus de langage, pas un vain mot.
Tout à commencé avec le premier mot pour moi.
Les premiers maux devrais-je dire.
Mon prénom, ce nom d’avant, celui qui précède.
Qui précède mon existence.
J’aurais pu m’appeler Emmanuelle ou Bénédicte. L’un comme l’autre m’aurait convenu sans problème. Mais mes parents n’étaient pas d’accord, alors ils en ont choisi un autre.
Depuis des années, je cherche dans les mots, les étrangers, les connus, les bizarres où se cache la clé de mes maux.
J’ai toujours eu le sentiment de ne pas être à ma place, d’être trop ou pas assez. Née trop tôt.
J’ai demandé à mes parents ce qui s’était passé à ma naissance, avant mon existence, avant mon nom. Mais toutes leurs réponses aussi franches et honnêtes ne solutionnaient pas l’indicible malaise que j’éprouve à être moi. Ce prénom qu’ils m’ont donné, qu’ils m’ont choisi devrait m’aller comme un gant car il est tellement emprunt d’amour. Mais il tinte à mes oreilles comme un abus de langage.

J’avais renoncé à chercher dans le passé.
Et puis il y a deux mois, ma cousine m’a dit de but en blanc qu’elle aurait dû s’appeler Christelle si je n’étais pas née trois mois avant elle…
Le ciel s’est ouvert. Les nuages qui voilaient le soleil se sont éclipsés.

Mes parents ne savaient pas avant comment ma tante voulait nommer son bébé et ils ne l’ont pas su après non plus. Simplement, moi, dans ma petite enfance, j’ai entendu les adultes, mes grands-parents, mes oncles et tantes autour de moi.
Personne n’est coupable, responsable : la vie est ainsi.

Je sais maintenant pourquoi je me cherche un prénom depuis des années. Un prénom qui ne soit pas déjà attribué, un prénom qui ne me fasse pas prendre la place de quelqu’un, un prénom qui me distingue, un prénom qui dise qui je suis.
Je veux briller pour les autres, les réchauffer, les protéger…je suis Hélie.

mardi 1 mai 2007

Serpent boa, murène et autre bête...

Le serpent boa est de retour : il m’enserre, remonte par l’intérieur…je l’ignore, je feins, j’esquive…peine perdue, ces circonvolutions sont ici, là, et encore ici…il a réussi à s’infiltrer par toutes les pensées que je n’ai pas contrées.
Je lutte chaque instant contre moi-même, contre ces pensées qui me nuisent…non, je ne suis pas ignoble, oui, j’ai le droit d’être aimée, non, je n’ai fait de mal à personne, non, je ne blesse personne, j’ai le droit d’exister !!! j’ai le droit…mais j’ai peur.
La peur remonte, elle s’infiltre, elle s’insinue, commence à me paralyser l’esprit…j’ai honte devant chacun, je suis transparente, « ils » vont se rendre compte de mon imposture, « ils » vont me lapider. Perdre l’estime de l’autre. Perdre la présence de l’autre. Perdre. Je ne veux pas jouer.
Le retour de l’innommable chose qui m’a habitée toutes ses années. Toutes ses années à ne pas comprendre que le danger était à l’intérieur. J’ai peur des autres quand je devrais m’occuper de ma peur de moi.
Mais je ne sais pas m’occuper de moi : je ne sais que me détester d’être si peu à la hauteur de mes espérances, incapable de dire ce que je pense, incapable d’entreprendre - à quoi bon je ne sais pas aller au bout des choses. Incapable d’aimer bien tant j’ai peur de faire mal. Mal aux autres. Qui peut comprendre que les autres sont l’objet inaccessible de mon désir ??? comment donner ? comment recevoir ? comment dire ? comment ??????????????????
Alors j’existe au milieu des autres : maintenant je sais que le ballet incompréhensible des attitudes de tous n’est pas contre moi. Je ne suis pas le centre du monde, je ne suis pas l’objet de tous les regards. Je ne suis pas égoïste, ni égocentrique. J’ai peur, c’est tout.
J’ai peur de ne pas être à la hauteur de ce que je suppose… je suppose que les autres attendent de moi une présence sans faille, une compétence entière, la connaissance de toute chose, une écoute de chaque instant, un don plein et entier.
Je ne serai pas à la hauteur. Qui le pourrait ?
L’exigence que j’ai pour moi, j’imagine que les autres, tous les autres, l’exige aussi de moi. La moindre erreur est impardonnable, « ils » me la feront payer et je n’aurai qu’à m’en prendre à moi-même, et « ils » auront raison. Les autres sont compétents, moi non. Les autres savent ce qu’il faut faire ou dire en toute circonstance, moi non.
Les autres n’ont pas peur d’entreprendre, ne se posent pas mille questions, avant, pendant, après. Les autres n’ont pas honte au moindre mot soi-disant inapproprié. Les autres n’ont pas l’impression de ne pas être à leur place. Les autres n’ont pas les scrupules, les doutes, les inquiétudes constantes chevillées au corps, la crainte irraisonnée de déclencher une catastrophe, irrémédiable. Les autres savent aimer, savent donner et recevoir, savent se faire respecter, savent dire non, savent gérer leurs émotions. Les autres savent exister. Etre au monde.
Comment lutter contre soi ?
Avant, je m’enfonçais toute seule la tête sous l’eau…pour me faire payer. Mais payer quoi ? « Si je suis mal, c’est que je le mérite, c’est ma faute. »Maintenant, je sais qu’il faut que je me prenne par la main, que je me console, que je me gratifie. Je ne suis pas responsable de ce que je suis, personne ne l’est. C’est comme ça.
Mes pensées sont dysfonctionnelles. Je pense «de travers », j’interprète de manière erronée ce que je perçois. Je suis quelqu’un de bien, de sensible, d’attentionné. Ceux qui me côtoient ont envie de continuer. Je n’ai pas de honte à avoir. Ça arrive à tout le monde de dire des trucs bizarres, ou non. Chacun est capable de recul. Je ne dois pas surestimer les situations. Être spontanée, comme les autres. Personne n’attend quelque chose de particulier que je dois décrypter. Si quelqu’un veut me dire quelque chose, il est capable de le faire. Donner et recevoir, ça s’apprend. Je ne suis pas obligée de mener ma vie en fonction des autres et de leurs attentes ou désirs supposés. Si je suis bien, je saurai partager. Il n’y a pas de mal à se faire du bien. On ne peut donner que ce qu’on a reçu et cultivé. Il faut avancer petit à petit. Je peux avoir confiance en moi comme les autres l’ont également : si je peux pour les autres, je peux aussi pour moi. Me faire confiance… je ne suis pas seule.
La murène s’est retirée dans sa tanière…